La RDC retrouve le calme

Le projet de loi électorale contesté par l’opposition à l’origine de violents affrontements en République Démocratique du Congo (RDC), a été adopté dimanche mais après l’exclusion de l’article 8 liant les prochaines élections présidentielles au recensement de la population.

Après des semaines de tensions au Parlement et dans la rue, l’Assemblée nationale a fini par entendre la voix du peuple en excluant cet article. Le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, a justifié cette décision, en affirmant que les représentants de la Nation ont écouté la voix du peuple congolais. Le recensement n’est plus lié à l’organisation de la présidentielle de 2016.

Les craintes sur un report de ce scrutin sont donc levées suite à des discussions très tendues autour du projet de loi électorale vivement contesté par l’opposition qui veut barrer le chemin au président Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat présidentiel, non prévu par la Constitution.

Durant toute la journée de samedi, les négociations entre le Sénat et l’Assemblée nationale pour harmoniser les deux versions du projet de loi ont été difficiles. Finalement, l’article 8 a été simplement retiré, mettant ainsi fin à une semaine de tension et de violentes manifestations de rue.

Les deux principaux partis d’opposition, l’UDPS et l’UNC ont qualifiée cette décision de « victoire du peuple ». Le chef du parti UNC, Vital Kamerhe n’a pas appelé ses partisans à manifester ce lundi, comme il en avait l’intention.

« Nous aurons une présidentielle en 2016. C’est ce que le peuple voulait », a-t-il déclaré dimanche soir.

Par ailleurs, les leaders de l’opposition redoutent encore un imbroglio, craignant que le recensement soit de nouveau imposé à l’occasion des législatives.

Le glissement du calendrier électoral reste donc une possibilité, d’où l’appel de l’opposition à la vigilance.

Le bilan des dernières manifestations en RDC, reste mitigé, l’ONG internationale Human Rights Watch fait état de 40 morts alors que la Fédération Internationale des Droits de l’homme (FIDH) parle de 42 décès. En revanche le bilan s’élèverait du côté du gouvernement, à 12 victimes seulement sans parler du nombre élevé des blessés et des importants dégâts matériels.

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