Le Conseil d’administration du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) a dressé un bilan historique pour l’exercice 2025, mettant en avant une approbation record de 13 projets pour un investissement global de 97 millions de dollars, ainsi que 88 millions de dollars de nouvelles contributions des donateurs, d’après un communiqué publié mercredi par la Banque africaine de développement (BAD), le gestionnaire du Fonds.
Ces solides performances ont été évoquées lors de la dernière rencontre annuelle du Conseil d’administration du Fonds qui a réuni, les 29 et 30 janvier à Berlin, la capitale allemande, les partenaires donateurs du SEFA et ses principales parties prenantes, pour évaluer le bilan l’année écoulée et fixer les priorités pour 2026.
Cette année, le SEFA entend mettre l’accent sur la mise à disposition continue de financements catalytiques pour l’accès à l’énergie et la transition énergétique en Afrique.
Les administrateurs ont approuvé le programme de travail annuel et le budget 2026 du fonds, indique le communiqué, précisant que le portefeuille du SEFA comprend désormais 54 opérations dans 46 pays, avec plus de 405 millions de dollars engagés dans le cadre de SEFA 2.0.
Ces experts ont également discuté de la Mission 300, l’initiative conjointe de la BAD et de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030 grâce à des réformes et des programmes d’investissement menés par les pays et ancrés dans des Pactes nationaux pour l’énergie.
« Le SEFA démontre sa valeur catalytique sur le terrain, avec une accélération des approbations et des décaissements, ainsi qu’un impact croissant », a souligné, Kevin Kariuki, vice-président du Groupe de la BAD chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte.
Soulignons que la réunion du Conseil d’administration du SEFA a été organisée par l’Allemagne, à travers son ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
D’après le secrétaire d’Etat parlementaire audit ministère, Johann Saathoff, le SEFA, soutenu par Berlin, « se situe au croisement des quatre priorités de la nouvelle approche du développement du BMZ : le multilatéralisme, une approche centrée sur l’Afrique, la transition énergétique et la mobilisation des financements ».
