La présidence de Madagascar a publié le samedi 28 février, sur sa page Facebook, le Programme de la Refondation de la République qui s’étale sur deux ans, soit de 2026 à 2027.
Le chronogramme prévoit quatre phases qui commencent par la concertation nationale souveraine. Reposant sur la participation de la jeunesse, dont les principaux acteurs du changement et de la diaspora malgache, cette étape a pour finalité de recueillir, sur l’ensemble du territoire national et à tous les niveaux de la vie sociale et territoriale, les aspirations des citoyens malgaches sur les thématiques stratégiques.
La Phase II est consacrée à la refonte du cadre juridique et structurel de la gouvernance électorale, en vue d’assurer les conditions d’organisation d’une élection constitutionnelle ou référendaire et d’une élection présidentielle répondant aux normes reconnues par le droit international.
Elle comprend la refonte de l’organe de gestion électorale, la révision des textes en vigueur et afférents, la réorganisation de l’administration territoriale et la révision intégrale de la liste électorale.
Sur la base des résolutions issues de la Concertation Nationale souveraine, le pays s’emploiera, en troisième position, à l’élaboration du ou des projets de Constitution pour la Vème République de Madagascar, lesquels seront soumis à l’approbation du corps électoral par voie électorale ou référendaire.
La dernière étape consiste en l’organisation des élections Constitutionnelles et présidentielles de la Vème République, effectuées dans le strict respect des normes universellement reconnues en matière d’élections démocratiques, ainsi que des engagements souscrits dans le cadre du présent programme.
Les autorités malgaches précisent que ce programme n’est pas un simple « acte de déclaration d’intention. Au contraire, il se présente comme un instrument ayant à la fois une force juridique et politique permettant d’atteindre l’unique résultat communément partagé et souhaité par tous, à savoir une République nouvelle ».
Antanarivo prévoit, dans cette République, que tous les individus se reconnaissent comme citoyens jouissant des mêmes droits et soumis aux mêmes obligations ; toutes les collectivités territoriales décentralisées ressentent le bénéfice du partage équitable des richesses nationales ; et que toutes les autorités politiques soient reconnues légitimement et démocratiquement élues.
Depuis octobre 2025, Madagascar traverse une période de transition politique majeure après le coup d’Etat mené contre le président Andry Rajoelina. Le pays est actuellement dirigé par le colonel Michael Randrianirina.
