L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait part, samedi 21 mars, d’une attaque perpétrée la veille contre l’hôpital universitaire d’Al Deain, dans la capitale du Darfour oriental, au Soudan, ayant fait au moins 64 personnes, dont 13 enfants, deux infirmières, un médecin et plusieurs patients, d’après les informations relayées par le service d’information de l’ONU.
« Assez de sang a été versé, assez de souffrances ont été infligées », a déploré le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que « le moment est venu de désamorcer le conflit au Soudan et d’assurer la protection des civils, des personnels de santé et des humanitaires».
Depuis avril 2023, la guerre civile au Soudan a transformé les hôpitaux en cibles. Selon l’OMS, à ce jour, 2.036 personnes ont perdu la vie lors de 213 attaques visant spécifiquement des hôpitaux et des établissements de santé.
L’Organe onusien, qui souligne que l’hôpital d’Al Deain est actuellement hors service en raison des dégâts importants causés par l’attaque, rappelle qu’il soutient les établissements de santé à travers le renforcement des services de soins de santé primaires (soins ambulatoires, pédiatriques et obstétricaux), l’augmentation de la capacité de prise en charge des blessés et le déploiement de fournitures pour les soins de traumatologie et de médicaments essentiels.
Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, « les soins de santé ne devraient jamais être une cible », estimant seule « la paix est le meilleur remède».
