Le Gouvernement malien a officialisé, mercredi 18 mars en Conseil des ministres, la création de l’Office malien des Substances précieuses pour réguler ce secteur qui est un véritable poumon de l’économie nationale.
Sur un rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte créant cette structure.
Le communiqué publié à l’issue du Conseil relève que le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois.
Les autorités se félicitent de la production de 72,227 tonnes d’or en 2022, qui a permis d’injecter 763 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat. Avec une contribution de 9,2 % au PIB, l’or est une source majeure de devises.
Le Gouvernement malien déplore, cependant, le fait qu’une part importante de la production artisanale échappe encore au contrôle de l’État. Les disparités flagrantes entre les statistiques nationales et les volumes déclarés dans les pays de destination révèlent des fuites de capitaux.
Conformément au nouveau Code minier de 2023 et à la loi sur le Contenu local, la nouvelle structure aura pour principales missions de réguler et de centraliser la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses ; de sécuriser les flux financiers, ainsi que de renforcer la souveraineté économique du pays.
Il est attendu de l’OMSP de transformer le secteur minier en un levier de croissance plus transparent et plus performant pour le Mali.
