Un centre de formation aux drones pour les opérateurs africains sera bientôt lancé au Maroc par les USA

Le Maroc verra bientôt la mise en place avec le concours des USA, d’un centre de formation aux drones pour les opérateurs africains, a annoncé le général Christopher Donahue, commandant des forces américaines en Europe et en Afrique, cité par le média militaire américain Stars and Stripes.

La première phase de ce projet devrait être lancée à l’occasion de l’édition 2026 de l’exercice Africa Lion qui aura lieu en avril et mai au Maroc, en Tunisie, au Sénégal et au Ghana, avec plus de 10.000 participants issus de 20 nations.

Un module de formation dédié aux drones sera proposé à une quinzaine de participants, a précisé le général Christopher Donahue lors du sommet des forces terrestres africaines (Southern European Task Force & Africa – SETAF), qui s’est tenu la semaine dernière à Rome, précisant qu’«il s’agit de développer une capacité durable et pérenne qui, une fois son efficacité prouvée, pourra être déployée dans d’autres régions d’Afrique».

L’officier américain a également annoncé que le futur centre devrait offrir aux acteurs africains un espace pour identifier les défis sécuritaires les plus pressants, tout en mettant à profit diverses ressources et innovations pour les relever.

Ce dispositif proposera «une approche différente pour se former mutuellement, apprendre les uns des autres et partager des informations afin de résoudre un problème. C’est ce que nous allons mettre en place au Maroc», a expliqué le général Donahue.

Pour rappel, le général Dagvin Anderson, actuel chef de l’AFRICOM, avait déjà annoncé  en août dernier, lors de son audition au Sénat pour sa nomination, que le Maroc est appelé à jouer un rôle clé dans la nouvelle configuration du commandement militaires américain en Afrique.

Des médias américains avaient également évoqué la possibilité pour les États-Unis de créer, suite à l’approbation par le Sénat, la nomination d’un nouveau responsable à la tête de l’AFRICOM. Dans ce contexte, le Maroc a été mentionné comme un site potentiel pour accueillir le futur quartier général d’un commandement militaire indépendant dédié aux opérations en Afrique.

Dans un article publié le 6 mars dernier le site «siliconvalley.ma» soulignant que «c’est un secret de polichinelle dans les couloirs de la tech africaine : le Royaume chérifien ne se contente plus de suivre les tendances mondiales, il les survole».

En l’espace d’une décennie, rappelle ce média, «le Maroc est devenu le leader incontesté des drones en Afrique du Nord, une prouesse qui ne doit rien au hasard. Entre une vision politique claire, une industrie aéronautique déjà mature et une diplomatie sécuritaire agile, le pays a su transformer un gadget de divertissement en un atout stratégique majeur» en matière de Défense.

«Que ce soit pour la surveillance de ses frontières, l’optimisation de son agriculture ou la recherche scientifique, Rabat a pris de la hauteur, littéralement », ajoute siliconvalley, soulignant que « ce virage vers la technologie aérienne sans pilote, marque une étape clé dans l’ambition nationale de souveraineté (…) le Maroc a déjà intégré ces engins dans ses protocoles de défense et ses stratégies de développement civil ».

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’une coopération stratégique renforcée entre Rabat et Washington, sachant que le Royaume bénéficie depuis juin 2004, du statut d’allié majeur des États-Unis hors OTAN.