Le Sénégal a rendu un vibrant hommage à son ancien président Abdoulaye Wade, à l’occasion de son centenaire, ce jeudi 04 juin 2026, au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose.
La cérémonie de célébration a été présidée par l’actuel Chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye qui, dans son discours n’a pas tari d’éloges à l’endroit de ce grand homme d’État, juriste éminent et acteur majeur de l’histoire politique du Sénégal et de l’Afrique.
Dans son discours de circonstance, Diomaye Faye a, entre autres, relevé trois vertus cardinales ayant caractérisé la vie politique de Maître Wade, notamment la patience, le respect de l’adversaire, ainsi que la primauté de la Nation et du continent.
Concernant la patience incarnée par Wade, Diomaye souligne que « quatre fois il s’est présenté au suffrage de ses compatriotes (…) et quatre fois il dut s’incliner devant le choix des siens. Quatre défaites qui auraient brisé un homme ordinaire (…). Lui en fit des marches tout en refusant, disait-il, de marcher sur des cadavres dans sa conquête. »
« Cette vie enseigne une vérité plus rude et plus belle : que rien de durable ne naît dans la précipitation, et que les plus justes causes sont presque toujours les plus patientes », d’après le président Diomaye.
La seconde vertu de Maître Wade réside dans son profond respect pour ses adversaires. Cette grandeur d’âme, partagée par son rival Abdou Diouf qui lui avait cédé le pouvoir pacifiquement en 2000, avait permis au Sénégal de préserver sa stabilité démocratique.
Le parcours de Wade enseigne, toujours d’après Diomaye, que « l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote, souvent bienveillant, qui voit le pays autrement, et avec lequel il faudra, une fois le combat terminé, continuer d’habiter en paix la même maison-Sénégal (…) On peut s’opposer sans se déchirer, et se succéder sans se détruire. »
Enfin, pour ce qui est de la primauté réservée à la Nation et au continent, Diomaye déclare, entre autres, que « la trajectoire du Président Wade épouse celle des premières élites sénégalaises et africaines, ces hommes et ces femmes pour qui le Savoir n’était pas un ornement, mais une arme, et, bien mieux encore, la première des libertés à conquérir. »
