Kinshasa entame ce 23 juillet une « évaluation approfondie » du contrat Chine-RDC

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé de passer au peigne fin l’exécution du «contrat du siècle» signé avec la Chine en 2008 et amendé en 2024 après avoir été jugé défavorable pour la RDC.

Une réunion, présidée ce mardi 21 juillet, par le Directeur de cabinet du Président de la République, Anthony Nkinzo Kamole, conformément à l’article 18 de la Convention de collaboration et à l’article 1er de l’avenant n° 5 signé en 2024, a défini « la méthodologie » de l’évaluation approfondie dudit contrat.

La feuille de route établie prévoit le début des travaux dès ce jeudi 23 juillet, et ce, jusqu’à la mi-août, l’objectif principal étant de dresser un bilan technique et financier rigoureux des réalisations en cours.
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Cette première rencontre stratégique a réuni l’ensemble des parties prenantes au contrat sino-congolais, également appelé « infrastructures contre mines ».

Le Directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de la Convention de collaboration (APCSC), également coordonnateur du programme sino-congolais, a reconnu que « le contrat sino-congolais est à l’origine de plusieurs infrastructures majeures, notamment la rocade de Kinshasa, la Route nationale n° 1 (RN1), la route Kalamba-Mbuji et plusieurs autres ouvrages».

Il a salué cet exercice d’évaluation qui, selon lui, devrait se tenir à un rythme annuel, afin de lever les goulots d’étranglement qui freinent l’exécution des projets sur le terrain, dont les obstacles liés à l’administration douanière.

De son côté, la partie chinoise s’est félicitée du lancement de cette évaluation qui «permettra non seulement de présenter les contributions des différentes parties prenantes, les réponses apportées et les résultats de ce vaste projet au bénéfice de la RDC, mais aussi de mettre en lumière les difficultés rencontrées ainsi que les défis qui restent à relever».