L’UNESCO rajoute six médinas des sultanats comoriens sur sa liste du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit, lors de sa 48ᵉ session qui se tient à Busan en Corée du Sud, sur la Liste du patrimoine mondial, six médinas de l’Union des Comores, à savoir : Moroni, Iconi, Itsandra, Ntsoudjini, Mutsamudu et Domoni, à la grande satisfaction des autorités comoriennes.

Il s’agit d’une « première historique », lit-on dans un communiqué publié, samedi dernier, sur le compte Facebook du Ministère comorien de la Jeunesse et de l’Emploi, ajoutant que « jamais un pays n’avait présenté six sites en série dans une seule candidature».

Pour Moroni, ce succès couronne avant tout l’engagement personnel du Président Azali Assoumani depuis son séjour à Paris, lors de la présentation du dossier de candidature en février 2025, jusqu’à Busan aux côtés de la délégation comorienne.

Le communiqué met également en avant le « travail de fond mené sans relâche ces derniers mois », sous l’impulsion du ministre des Sports, du Travail, de l’Emploi, des Arts et de la Culture, Said Mohamed Ali Said.

Des missions internationales, des partenariats stratégiques, la mobilisation des experts et des communautés locales, autant d’initiatives lancées pour aligner la candidature comorienne sur les exigences de l’UNESCO.

Les autorités de Moroni félicitent les équipes techniques du Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS), de la Direction de la Culture et de l’Office pour la valorisation du patrimoine national, qui ont « porté ce dossier avec rigueur dans le cadre de plus de vingt années d’efforts».

« Mais cette reconnaissance appartient avant tout, aux communautés des six médinas, habitants, gestionnaires des sites et autorités locales, qui vivent, préservent et transmettent ce patrimoine exceptionnel au quotidien depuis des générations », indique les autorités, reconnaissant que « sans leur engagement, cette inscription n’aurait pas été possible. »

Moroni a remercié également son ambassadeur auprès de l’UNESCO ainsi que tous les partenaires, notamment la France, « dont le soutien diplomatique a été déterminant à chaque étape du processus».