Le Burkina Faso lance l’élaboration d’une Stratégie nationale d’Intégration locale des Réfugiés ‎‎

Le ministère burkinabè des Affaires étrangères, a lancé ce mercredi 4 novembre à Bobo-Dioulasso, à travers la Commission nationale pour les Réfugiés (CONAREF), les travaux d’élaboration de la Stratégie nationale d’Intégration locale des Réfugiés au Burkina Faso.

‎Cette initiative constitue une nouvelle étape dans la politique de gestion des populations déplacées de force et réfugiées dans le pays. Elle est axée, selon un communiqué de la diplomatie burkinabè, sur le respect des droits humains, tout en alignant la démarche sur les priorités de développement du pays.

Le Directeur de Cabinet du ministère des Affaire étrangères, Dieudonné Désiré Sougouri qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a réaffirmé l’attachement du Burkina Faso à ses engagements internationaux en matière de protection des Réfugiés.

‎Il a insisté sur la nécessité de concevoir un cadre d’intégration ancré dans les réalités nationales, les impératifs de souveraineté et de sécurité, et en adéquation avec les préoccupations des communautés d’accueil. A cet effet, il a invité les différents participants à un engagement soutenu pour aboutir à l’élaboration d’un document réaliste et opérationnel.

Pour le Secrétaire permanent de la CONAREF, Vlé Fulbert Traoré, ce projet découle directement des engagements souscrits par le Burkina Faso lors du deuxième Forum mondial sur les Réfugiés, tenu en décembre 2023 à Genève.

‎« Pour la période 2023-2027, notre pays a pris l’engagement de promouvoir l’inclusion des Réfugiés et des personnes déplacées internes à travers l’accès aux solutions locales, dont l’élaboration de la présente stratégie constitue l’un des axes majeurs », a-t-il rappelé.

‎Principal partenaire de l’État dans ce processus, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a salué cette dynamique, soulignant par la voix de sa Représentante résidente au Burkina Faso, Saoudatou Bah/Mansaré, que l’intégration locale ne saurait se cantonner à une simple assistance humanitaire, mais doit ouvrir aux Réfugiés des perspectives réelles d’autonomie économique et de participation à la vie sociale ; tout en réaffirmant la disponibilité du HCR à accompagner le gouvernement burkinabè dans ce processus.

‎La rencontre de Bobo-Dioulasso rassemble les représentants de plusieurs ministères, d’institutions publiques et d’ONG et devrait déboucher sur la mise au point d’un projet de stratégie nationale assorti d’un plan d’action précisant les priorités d’intervention, les responsabilités des différents acteurs, les ressources nécessaires ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation.