En réponse à l’épidémie en cours de maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) dans certains pays d’Afrique, le ministère ghanéen de la Santé, a annoncé des mesures de santé publique pour tous les passagers arrivant dans les aéroports internationaux du pays.
Bien que le Ghana n’ait enregistré aucun cas confirmé de cette maladie, à ce jour, ces dispositions préventives visent à minimiser le risque d’introduction d’Ebola sur le territoire national via les flux de transport aérien.
Ces protocoles s’inscrivent en stricte conformité avec les engagements pris lors de la récente réunion ministérielle du CDC Afrique sur Ebola, qui a réuni l’ensemble des Etats membres africains, dont plus de 40 ministres de la santé.
A cette occasion, les États membres ont convenu de mettre en œuvre les actions de préparation déjà discutées, de renforcer la surveillance transfrontalière et les points de passage frontaliers, ainsi que de maintenir les frontières ouvertes tout en investissant dans des mesures de prévention de la transmission du virus.
Le plan de surveillance impose des obligations avant le voyage, des procédures strictes à l’arrivée, une évaluation complémentaire et l’isolement, et un suivi post-arrivée.
Accra invite tous les passagers arrivant sur son territoire à coopérer pleinement avec les agents de santé portuaires, fournir des informations véridiques sur leurs voyages et leur santé, suivre les instructions de dépistage, se laver fréquemment les mains et signaler immédiatement l’apparition de symptômes en vol ou à l’aéroport.
Les autorités avertissent que tout passager qui fournit sciemment de fausses informations, dissimule des symptômes ou refuse de se soumettre au dépistage sera soumis à des mesures de santé publique en vertu de la loi ghanéenne.
