Le Ghana défend à l’ONU la reconnaissance de la traite transatlantique des esclaves comme crime suprême contre l’humanité

Le président du Ghana, John Mahama a annoncé ce dimanche 15 février, que son pays déposera en mars prochain un projet de résolution à l’Assemblée générale des Nations unies, visant à faire acter le caractère exceptionnel de la gravité de la traite des esclaves africains outre-Atlantique.

« J’ai lancé les démarches visant à présenter une résolution à l’Assemblée générale (de l’ONU) en mars de cette année, demandant la reconnaissance mondiale de la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité», a-t-il déclaré devant la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), présentant son rapport sur la promotion de la justice et le versement de réparations aux Africains et aux personnes d’ascendance africaine.

Le chef d’Etat ghanéen a soutenu le fait que la justice réparatrice «ne sera pas offerte sur un plateau» et qu’«à l’instar de l’indépendance, elle doit être conquise par l’unité et la détermination».

Mahama s’est félicité du fait que «l’année 2025, désignée Année africaine de la justice par les réparations», aurait « marqué un tournant», avec la mise en place d’une équipe de coordination et d’un comité d’experts de l’UA sur les réparations des victimes de l’esclavage.

Dans le même cadre, il a souligné la mobilisation des institutions mondiales allant de l’ONU à l’UNESCO, des discussions menées dans d’importants forums internationaux à travers le monde et la redéfinition des réparations comme des instruments tournés vers l’avenir pour la justice et l’équité.

Toutefois, le dirigeant ghanéen a reconnu pour conclure, que le « travail est loin d’être terminé », et a invité tous les États membres de l’UA à renforcer les institutions de l’organisation panafricaine, à créer des commissions nationales de réparation et à collaborer avec la communauté internationale pour obtenir des excuses, des restitutions et des accords contraignants.