Trois commandants des Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire soudanais, sont désormais sous sanctions américaines pour leurs actions meurtrières à El-Fasher, la capitale du Darfour-Nord.
Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) du département du Trésor des États-Unis, accuse les trois paramilitaires d’avoir participé au siège de 18 mois (mai 2024 à octobre 2025) et à la prise d’El-Fasher par les FSR, au cours desquels les paramilitaires s’étaient livrés à une campagne effroyable de tueries ethniques, de tortures, de famine et de violences sexuelles.
Les Etats-Unis soutiennent que les FSR et les milices alignées sur elles ont commis des atrocités généralisées (des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un génocide), depuis le début de la guerre civile au Soudan en avril 2023.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent a sommé les FSR de « s’engager immédiatement à respecter un cessez-le-feu humanitaire», dénonçant une «campagne de terreur» ; avant d’avertir que la guerre civile prolongée au Soudan « risque de déstabiliser davantage la région, créant ainsi les conditions propices à la croissance des groupes terroristes et menaçant la sécurité et les intérêts des États-Unis» dans la région.
Les trois chefs visés sont le brigadier général, Elfateh Abdullah Idris Adam dit «Abu Lulu», le général de division, Gedo Hamdan Ahmed Mohamed dit «Abu Shok» et Tijani Ibrahim Moussa Mohamed dit «Al-Zeir Salem», commandant de terrain.
Les sanctions concernent le blocage des avoirs aux États-Unis, ou sous le contrôle de personnes américaines, le blocage de toute entité détenue à 50 % ou plus par l’un de ces commandants, l’interdiction de transactions et les restrictions de voyage sur le territoire américain.
Toute violation des sanctions américaines peut entraîner l’imposition de sanctions civiles ou pénales à l’encontre de personnes américaines et étrangères, prévient l’OFAC.
Tout en affirmant leur détermination à collaborer avec la communauté internationale pour instaurer une paix durable au Soudan, les États-Unis ont sanctionné ces individus dans la foulée des mesures prises par le Royaume-Uni et l’Union européenne, respectivement le 12 décembre 2025 et le 29 janvier 2026.
