Une nouvelle Constitution entre en vigueur en Somalie avec des changements dans la loi électorale

La Somalie est régie par une nouvelle Constitution que le parlement a adoptée ce mercredi 4 mars. Le nouveau texte fixe «à 5 ans la durée du mandat présidentiel, et instaure l’élection au suffrage universel des parlementaires», en dépit des fractures politiques béantes du pays depuis plusieurs décennies.

Avant la nouvelle mouture de la Constitution, les députés et sénateurs somaliens étaient désignés «via un système indirect et clanique dans lequel des personnalités reconnues de ces clans nommaient des délégués qui choisissaient à leur tour les parlementaires».

Cette configuration constitutionnelle commandait aussi l’élection du Président par l’Assemblée nationale et le Sénat, et non directement par les citoyens. Un mode électoral présidentiel reconduit dans la nouvelle Loi fondamentale en vigueur depuis ce 04 mars.

Les acteurs politiques somaliens n’ont pas précisé ce 04 mars si leur actuel Chef de l’État, Hassan Sheikh Mohamud, élu en 2022 pour quatre ans, se verra appliquer les nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées par les deux Chambres parlementaires. Des élections présidentielles et législatives sont prévues normalement en juin 2026 dans ce pays instable de la Corne de l’Afrique.

Hassan Sheikh Mohamud, après un premier mandat de quatre ans de 2012 à 2016 et qui a été étendu jusqu’en 2017 du fait de l’instabilité politique, a milité ardemment en faveur de l’adoption de la nouvelle Constitution.

La Somalie demeure profondément divisée entre les influences des États fédérés qui la composent : les dirigeants du Jubaland (sud) et du Puntland (nord-est) sont habituellement et fortement opposés aux efforts de centralisation du Président somalien.