La RDC enregistre trois éboulements miniers meurtriers en moins de 40 jours

La région de Rubaya relevant de la province du Nord-Kivu, située à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a enregistré une série de glissements de terrain et d’éboulements miniers meurtriers depuis fin janvier, dont le dernier en date remonte au samedi 7 mars dernier.

Cette dernière « catastrophe intervient après celles survenues les 28 janvier et 3 mars 2026 sur les sites miniers de Rubaya, qui ont brutalement interrompu la vie de plusieurs centaines de compatriotes en l’espace de 37 jours, principalement des creuseurs artisanaux contraints de travailler dans des conditions extrêmement dangereuses », déplore le gouvernement dans un communiqué publié ce dimanche 8 mars.

Ces événements dramatiques surviennent dans un contexte de fortes précipitations et d’une exploitation artisanale minière souvent opérée dans des conditions de sécurité précaires, sur un site actuellement sous contrôle du mouvement politico-militaire AFC/M23 soutenu par le Rwanda.

Pour les autorités congolaises, la répétition de ces événements tragiques met une nouvelle fois en évidence les risques extrêmes auxquels sont exposées les populations civiles dans cette zone minière, notamment les creuseurs artisanaux et les enfants, forcés de travailler dans des galeries non sécurisées.

Kinshasa déplore l’accès « limité » à la région dont la sécurité est « compromise par la coalition d’agression et d’occupation M23/AFC/RDF », tout en rappelant que le périmètre minier de Rubaya est classé au statut de « zone rouge », et, ainsi, interdit formellement de toute activité d’extraction, de transformation et de commercialisation des minerais qui en sont issus.

Le Gouvernement prévient que les activités de creusage qui s’y poursuivent constituent dès lors une violation flagrante de la législation congolaise et des normes élémentaires de sécurité. Dans ce cadre, les autorités promettent de poursuivre leurs efforts visant à rétablir l’intégrité territoriale de la RDC, condition indispensable pour mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources naturelles et garantir un encadrement légal et sécurisé des activités minières.

Annonçant aussi avoir pris des dispositions pour faire comparaître devant les juridictions compétentes tous ceux qui ont bénéficié de près ou de loin de cette exploitation illégale des minerais, le gouvernement congolais appelle enfin la communauté internationale à prendre la pleine mesure de ces tragédies humaines en zone sous occupation armée.