A l’approche des prochaines élections législatives et présidentielles au Cap-Vert, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement lancé sa mission préélectorale d’évaluation des faits, conduite par l’Ambassadeur Abdel-Fatau Musah, Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, a annoncé l’organisation sous-régionale, dimanche 8 mars dans un communiqué.
Cette délégation a entamé des consultations de haut niveau pour garantir un processus démocratique serein. La mission a entamé ses travaux à la Représentation permanente de la CEDEAO, où elle a été accueillie par Mme Kelly Lopes, avant de s’entretenir avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration régionale, Jorge do Livramento. La rencontre avec le chef de la diplomatie a permis d’échanger des points de vue sur le cadre institutionnel ainsi que sur le niveau de préparation nationale au processus électoral.
La délégation s’est également rendue au Centre multinational de coordination maritime (Zone G) où les échanges avec le Capitaine Abdoulaye Dieng, Coordonnateur du Centre, et son équipe, ont mis en évidence l’importance de la coopération régionale en matière de sécurité et de la coordination maritime pour soutenir un environnement de gouvernance stable, indispensable au bon déroulement des élections.
La CEDEAO inscrit ces premières consultations dans un processus structuré visant à évaluer de manière globale et inclusive l’environnement préélectoral. Dans les prochains jours, la mission prévoit poursuivre son calendrier de consultations et devrait rencontrer les organes de gestion des élections, les partis politiques, les organisations de la société civile, les institutions de régulation ainsi que les partenaires internationaux.
En favorisant le dialogue préventif, l’organisation sous-régionale cherche à instaurer un climat de confiance mutuelle entre les parties prenantes, et à contribuer à la création d’un environnement propice à la tenue d’élections pacifiques, transparentes et crédibles, conformément au Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, conclut le communiqué.
