Le Président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a pris, mercredi 18 mars, des mesures radicales pour protéger l’intégrité territoriale de son pays, suite à une énième attaque de drones qui ont frappé le sol tchadien et ayant fait 17 morts et plusieurs blessés.
En sa qualité de Chef Suprême des Armées, Mahamat a convoqué d’urgence un Conseil de défense et de sécurité, auquel ont pris part, en plus du Chef de l’Etat, le Premier Ministre Allah-Maye Halina, les ministres concernés, ainsi que le haut commandement militaire.
Lors de cette réunion de crise, le président Deby a rappelé les efforts diplomatiques incessants du Tchad pour ramener la paix entre les factions rivales soudanaises. Malgré ces médiations, le conflit entre les forces du Général Abdul Fattah Al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR) du Général Mahamat Hamdane Dagalo continue de déborder sur le territoire tchadien.
« Les deux belligérants ont cherché à déstabiliser le Tchad en transposant leurs propres conflits intercommunautaires au Tchad, étant donné que plusieurs communautés vivent de part et d’autres des frontières communes », accuse N’Djamena.
Dans la suite de l’«incident de trop» de ce jeudi, le Chef de l’Etat tchadien a « décidé de prendre ses responsabilités », en ordonnant la fermeture totale de 1.300 km de frontières communes entre le Tchad et le Soudan ; et instruisant l’Armée Nationale Tchadienne d’observer un état d’alerte maximale et de riposter instantanément à toute nouvelle incursion ou attaque provenant du Soudan, sans distinction de l’origine de l’agression (Armée régulière ou FSR).
Sous l’instruction du Premier ministre, une délégation gouvernementale devrait être dépêchée sur les lieux de l’attaque pour établir un bilan précis des victimes et des dommages matériels.
Le président Mahamat a levé la séance en sommant les chefs militaires de « mettre en exécution ses ordres qui ne doivent souffrir d’aucune lenteur».
