Les autorités ivoiriennes, réunies mercredi en Conseil des ministres, ont adopté une ordonnance portant création, organisation et fonctionnement d’un Fonds Souverain Stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI), son projet de loi de ratification ainsi qu’un décret portant organisation et fonctionnement du FSD-CI.
Cet outil financier est présenté, dans le communiqué publié à l’issue de la réunion, comme une personne morale de type particulier chargée de la gestion et de la valorisation des actifs stratégiques de l’Etat, ainsi que du financement et de la structuration de projets d’infrastructures et d’investissements vitaux, nécessaires à la transformation structurelle de l’économie nationale.
Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a entrepris de vastes réformes pour bâtir un pôle bancaire public dynamique, constitué autour de la Caisse de Dépôt et de Consignation, du Fonds de garantie pour les PME (SGPME) et des Caisses de retraite reformées.
Le FSD-CI vient compléter cet écosystème d’instruments publics, qui vise à doter l’économie nationale de capacités de financement importantes et innovantes.
Ce nouveau Fonds est structuré autour de trois sous-fonds spécialisés, à savoir le Fonds de Développement des Infrastructures, destiné à soutenir les investissements structurants, stratégiques, prioritaires et rentables, le Fonds de Stabilisation Economique, destiné à renforcer la résilience de l’économie face aux chocs exogènes, et le Fonds de Placements Financiers Stratégiques, destiné à constituer une épargne publique de long terme.
Sa pérennité repose sur un mode de financement solide, dans la mesure où il sera alimenté à travers l’affectation d’une quote-part des revenus tirés de l’exploitation des matières premières minières et énergétiques, et le transfert d’actifs publics.
Afin de garantir une gestion conforme aux meilleures pratiques internationales applicables aux fonds souverains, le dispositif prévoit des mécanismes de gestion des risques et de contrôle interne ainsi que des mécanismes renforcés de transparence et de reddition de comptes, conclut le communiqué.
