Un important fabricant de vaccins, Biovac, lance la construction du premier site de production de vaccins intégré en Afrique, grâce à un partenariat financier massif impliquant la Société financière internationale (SFI), le Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) et la Commission européenne.
Ce projet vise à briser la dépendance du continent vis-à-vis des importations, à améliorer l’accès aux vaccins essentiels, à se préparer aux futures pandémies et à consolider la résilience sanitaire à long terme.
Pour concrétiser cette ambition, un financement hybride et stratégique a été mobilisé, piloté par SFI, chef de file mandaté.
L’usine Biovac, dont la mise en service est prévue pour 2028, produira le vaccin anticholérique oral, puis les vaccins contre la poliomyélite (VPI), la pneumonie (PCV) et la méningite (MenX).
Elle aura une capacité de production annuelle de 30 à 40 millions de doses, comblant ainsi environ 40 % du déficit mondial d’approvisionnement en vaccins anticholériques et approvisionnant les marchés régionaux via des circuits d’approvisionnement tels que l’UNICEF et Gavi, l’Alliance du Vaccin. Plus de 340 emplois qualifiés et 7 000 emplois indirects seront créés.
Selon Ethiopis Tafara, vice-président de SFI pour l’Afrique, « l’Afrique représente un marché important pour le développement d’une production de vaccins résiliente et de haute qualité, et pour le renforcement de la sécurité sanitaire à long terme sur l’ensemble du continent. »
« Nous sommes fiers de collaborer avec la Commission européenne, le Groupe BEI et la SFI sur ce projet novateur et transformateur : une usine multivaccinale ultramoderne en Afrique », a déclaré Morena Makhoana, directrice générale de Biovac.
Pour sa part, Nadia Calviño, présidente de la BEI, a souligné que son institution « est très fière de soutenir la production de vaccins en Afrique, pour l’Afrique, dans ce qui sera la première installation de ce type sur le continent. »
Jozef Síkela, commissaire européen aux partenariats internationaux, a salué la souveraineté sanitaire conjuguée à un véritable impact sur le développement, précisant que c’est « le modèle que nous reproduisons dans le cadre de l’Initiative mondiale pour la résilience sanitaire, qui sera lancée avant l’été. »
Ce projet soutient directement l’objectif de la Vision 2040 de l’Union africaine visant à atteindre 60 % de production locale de vaccins et contribue à la réalisation de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
