L’Unicef prône un partenariat stratégique avec l’espace AES centré sur les réalités du terrain

Le Directeur général adjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Ted Chaiban, a entamé une tournée diplomatique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avec l’ambition de « dynamiser la coopération », en l’alignant sur les priorités nationales et transfrontalières du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Il a été reçu en audience, ce jeudi 16 avril à Ouagadougou, par le ministre burkinabè des Affaires étrangères burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, informe un communiqué de la diplomatie burkinabè.

Cette visite, la deuxième d’une personnalité de l’Unicef, serait inscrite dans une démarche de renforcement de l’écoute et de la concertation avec les autorités nationales, et d’appropriation des priorités du pays afin d’adapter efficacement les interventions aux besoins du terrain.

Le représentant onusien, à la tête d’une délégation, a expliqué que la nouvelle stratégie de son organisation vise à accompagner le Burkina Faso, dans une perspective d’autonomisation accrue en vue d’une prise en charge efficace et durable des questions liées à la protection et à la promotion des droits de l’enfant.

Il a laissé entendre que l’Unicef entend développer des programmes renforcés, non seulement au niveau national mais aussi sur une dimension transnationale, réunissant les trois pays de l’espace confédéral, qui présentent des défis communs.

Tout en félicitant le gouvernement burkinabè pour ses avancées sur le bien-être et la santé des enfants, il a appelé à intensifier les efforts, les priorités étant la réouverture des classes, le soutien scolaire en zone de crise et la démobilisation impérative des mineurs recrutés par les groupes terroristes.

De son côté, Traoré a salué la « sortie terrain de l’Unicef », indiquant qu’il s’agit d’une « meilleure approche pour construire des réponses justes et appropriées ». Il s’est également félicité de la démarche visant une coopération globale avec l’entité AES qui partage fermement les préoccupations en matière de protection de l’enfant.

Après avoir salué l’appui constant de l’Unicef, le chef de la diplomatie a rassuré que le Burkina Faso renforcera davantage ses efforts en faveur du bien-être de l’enfant.