Le Conseil des ministres burkinabè a adopté ce mercredi 13 mai à Ouagadougou, lors d’une réunion présidée par le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, un projet de loi crucial portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Dans le communiqué publié à l’issue de la réunion, le ministère burkinabé de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques explique que ce texte vient remplacer la loi en vigueur depuis 2017, «corriger les insuffisances constatées après près d’une décennie d’application et adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur de l’élevage».
La législation précédente limitait l’action de l’Etat en raison des restrictions dans la médecine et la pharmacie vétérinaires, des difficultés d’approvisionnement en médicaments stratégiques et de la prise en charge insuffisante des thématiques émergentes.
Le nouveau code apporte quatre innovations majeures, notamment la consécration du statut de vétérinaire officiel ; l’intégration des thématiques modernes telles que résistance antimicrobienne, approche « one health », bien-être animal.
Le projet de loi introduit également l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle et la sécurisation de l’emploi de vétérinaire ; ainsi que le monopole de l’Etat sur les médicaments stratégiques, afin de garantir un approvisionnement fiable.
Pour le Ministre Amadou Dicko, l’adoption de ce code permettra à son pays « de disposer d’un texte qui garantit la santé animale, la lutte contre les maladies zoonotiques et l’approvisionnement en médicaments sécurisés».
Il a également laissé entendre que ce nouveau code « améliore la prévention, la lutte contre les maladies animales, tout en consolidant la sécurité alimentaire » tout n garantissant la souveraineté sanitaire vétérinaire du Burkina Faso.
