Un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde contre une montée de la chaleur dans le continent africain, plus vite que la moyenne mondiale, tandis que ses glaciers, à l’image du Kilimandjaro, sont en voie de disparition.
Les phénomènes météorologiques extrêmes auraient durement frappé l’Afrique l’an dernier, avec plus de 13 millions de personnes affectées et plus de 3.000 morts, rapporte le service d’information de l’ONU qui se fait l’écho de cette actualité.
L’OMM souligne que le taux de réchauffement observé depuis 1991 y est nettement supérieur à celui enregistré au cours de chacune des périodes de trente ans précédentes. En 2025, la température moyenne annuelle de l’air à la surface des terres émergées s’est classée entre le troisième et le septième rang des plus chaudes jamais enregistrées, à environ 0,51 °C (marge d’incertitude: 0,31 °C à 0,60 °C) au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020.
Les plus fortes hausses de températures du continent ont été observées en Afrique du Nord, notamment le long de la côte méditerranéenne de l’Algérie et de la Tunisie. L’Afrique australe a enregistré l’anomalie de température la plus faible, soit +0,21 °C (0,08 °C–0,35 °C) par rapport à la même période de référence.
A en croire la Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, « les signes du changement climatique sont visibles partout en Afrique, de l’augmentation des températures à l’élévation du niveau de la mer, en passant par les inondations et les sécheresses dévastatrices. »
Les glaciers ne se maintiennent désormais plus que sur deux sommets volcaniques (le mont Kenya au Kenya et le mont Kilimandjaro en Tanzanie) et sur la chaîne du Rwenzori, à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo.
Plus haute montagne du continent africain, la couche de glace du Kilimandjaro (5.895 m) disparaît rapidement en raison du réchauffement climatique. La superficie de ses glaciers est passée de 11,4 km² en 1900 à moins de 1 km² ces dernières années.
Entre 1999 et 2025, la montée des eaux en Afrique a dépassé la moyenne mondiale, grimpant chaque année de 4,2 mm le long de la côte Atlantique, de 5,2 mm le long de la côte de l’océan Indien et de 5,6 mm dans la mer Rouge.
