Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, mercredi 27 mai, un protocole d’accord visant à accroître les investissements de la BAD dans la santé maternelle, le développement du capital humain et la résilience démographique, informe un communiqué de la Banque.
Ce protocole d’accord, qui s’appuie sur celui signé en 1992, a été paraphé par le président de la BAD, Sidi Ould Tah, et la directrice exécutive du FNUAP, Diene Keita en marge des Assemblées annuelles 2026 de la BAD qui se tiennent à Brazzaville du 25 au 29 mai. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des « Quatre points cardinaux », quatre priorités de développement pour l’Afrique établies par Ould Tah, sachant que le troisième point cardinal vise à transformer le potentiel démographique de la jeunesse africaine en dividende.
Les domaines de collaboration entre les deux parties comprendront la formation numérique des professionnels de la santé, le renforcement des systèmes d’approvisionnement locaux, la modernisation des infrastructures sanitaires et le soutien à la numérisation des systèmes d’information sanitaire.
Selon Ould Tah, la BAD et le FNUAP démontrent, à travers leur partenariat renouvelé, que « la croissance économique et les droits de l’homme ne sont pas antagoniques, mais constituent les deux faces d’une même médaille. »
« En associant l’expertise de la BAD à la présence étendue du FNUAP dans les systèmes de santé communautaire, nous allons pouvoir intensifier les interventions visant à renforcer la protection et la santé des femmes », a-t-il ajouté.
Diene Keita a estimé que ce partenariat renouvelé reflète l’engagement commun des deux parties « à placer la santé maternelle et le développement du capital humain au cœur du programme de transformation économique de l’Afrique. »
« Le progrès économique de l’Afrique n’est possible que si nous accordons la priorité à la santé des femmes et si nous relevons l’un des défis de développement les plus urgents du continent : les décès maternels évitables », a-t-elle soutenu.
Depuis plus de trois décennies, le partenariat entre la BAD et le FNUAP a permis d’améliorer les systèmes de santé et de promouvoir un développement fondé sur les données en Afrique, d’après le communiqué.
