Après la nomination d’Sénégal,PASTEF au poste de Premier ministre au Sénégal, le 25 mai dernier, l’attention se tourne désormais vers la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, une étape qui passe par d’intenses consultations.
Dans un communiqué publié, mardi 26 mai, par son Comité exécutif, le parti au pouvoir, Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) conditionne sa participation au Gouvernement, et ce, après avoir recadré la démarche de la Présidence de la République concernant la mise en place du nouvel exécutif.
La formation politique dit, en effet, avoir constaté que certains de ses membres ont été contactés par les services de la Présidence pour être invités à une consultation en vue de la formation du gouvernement. Pour elle, les discussions « devront se tenir, non pas individuellement avec les militants, mais avec le cadre institutionnel du pouvoir du parti ». Le PASTEF a réitéré sa disponibilité à accompagner le Président de la République, dans le cadre d’une « collaboration franche et responsable, dans l’exécution des politiques publiques».
Cette collaboration devrait cependant se faire selon des orientations programmatiques claires, a-t-il précisé. La formation politique a mis en exergue l’engagement à rester fidèle au programme qui a porté le PASTEF au pouvoir en 2024 ; la clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine ; le blocage des mesures de hausse du coût de la vie.
D’autres dispositions soulignées concernent la poursuite des renégociations des contrats stratégiques ; la lutte contre la corruption et le contrôle des fonds opaques ; la gestion des affaires judiciaires ; ainsi que la structure et la répartition des portefeuilles ministériels.
Le PASTEF a prévenu que tout militant du Parti qui prendrait part aux consultations avec les autorités du pays « aura agi à titre personnel » et n’engagera en aucun cas la formation politique.
