L’Assemblée générale des Nations unies a adopté lundi 20 juillet, un texte visant, à l’horizon 2030, à diminuer de moitié à l’échelle mondiale, le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route, rapporte le Service de presse de l’ONU.
Le texte, intitulé « Déclaration de la réunion de haut niveau sur l’amélioration de la sécurité routière dans le monde sur les progrès réalisés », a été approuvé par 162 voix pour, une contre (États-Unis) et zéro abstention.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « la pandémie silencieuse » de l’insécurité routière tue 1,2 million de personnes chaque année, et serait la première cause de décès chez les enfants et les jeunes de 5 ans à 29 ans.
Son patron, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l’impératif de « passer à l’action », de mieux protéger les usagers vulnérables de la route (piétons, cyclistes et motocyclistes) et de contraindre les entreprises à placer la sécurité au cœur de leurs activités.
La Présidente de l’Assemblée générale, déplorant que cette « urgence humaine et mondiale » soit souvent ignorée, a mis l’accent sur la prévention, rappelant que la Déclaration demande aux États d’agir de façon concrète et consensuelle par des routes et véhicules plus sûrs, de meilleures données, davantage d’éducation et une prise en charge renforcée afin de prévenir des décès largement évitables.
La sécurité routière doit être au cœur des politiques de transport durable, car elle touche à la santé publique, à la justice sociale, au climat et à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), a fait part le Président du Conseil économique et social de l’ONU, Lok Bahadur Thapa, qui a appelé à une approche coordonnée mobilisant gouvernements, organisations internationales, société civile, secteur privé, universités et communautés.
Les États-Unis ont rejeté la Déclaration, la jugeant trop « idéologique ». Selon Washington, ce texte éloigne l’ONU de sa mission principale en élargissant excessivement sa mission. Pour les Etats-Unis, l’ONU devrait se concentrer sur des actions pratiques comme l’ingénierie routière, l’application des lois, la responsabilité individuelle et les politiques nationales ciblées.
Dans la Déclaration, les États insistent aussi sur la nécessité d’assurer un financement prévisible et durable afin que la sécurité routière soit traitée comme une responsabilité fondamentale des pouvoirs publics.
