La diplomatie marocaine dit suivre avec préoccupation les événements et les faits ayant conduit au décès d’un Marocain entre les mains de deux policiers italiens lors de son interpellation à Bologne, la capitale de la région d’Émilie-Romagne située au Nord de l’Italie.
Dans un communiqué publié ce mardi 21 juillet à Rabat, le ministère marocain des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger précise que les autorités marocaines ont demandé aux autorités italiennes compétentes qu’elles «procèdent promptement à une enquête exhaustive pour faire toute la lumière sur les circonstances entourant le décès» du ressortissant marocain, Abderrahim Fakir, 42 ans.
Rabat, ajoute la même source, exige également que « les responsabilités soient établies et que soit garantie la pleine application des mesures et procédures légales requises », pour élucider les circonstances exactes de ce drame qui fait débat en Italie
Les autorités marocaines, poursuit le communiqué, « entendent maintenir une vigilance rigoureuse sur ce dossier, dans le cadre de leur engagement constant à protéger les intérêts des Marocains résidant à l’étranger », ajoutant que «des instructions fermes ont été transmises à l’ambassade et au Consulat général (du Royaume du Maroc) en Italie, pour suivre de près l’évolution de cette affaire ».
Si le communiqué officiel n’a pas divulgué l’identité du ressortissant concerné, ni les détails du drame, plusieurs sources concordantes affirment qu’il s’agit d’Abderrahim Fakir, un immigré marocain de 42 ans, qui a rendu l’âme le dimanche 19 juillet suite au placage de son corps au sol par deux agents de la police italienne, lors d’une violente interpellation à Bologne.
Du côté italien, la Première ministre, Giorgia Meloni a déclaré hier mardi sur son compte sur X, que «ce qui s’est passé à Bologne est inacceptable. Il est impératif que les responsabilités dans la mort d’Abderrahim Fakir soient rigoureusement établies», affirmant que «la vérité doit être recherchée avec intensité, sans préjugés ni omissions».
