La Côte d’Ivoire enregistre des progrès historiques contre la corruption en 2024

En 2024, l’Etat ivoirien a réalisé des progrès remarquables en matière de prévention et de lutte contre la corruption, selon un Rapport d’évaluation présenté cette semaine par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG).

Le Rapport d’évaluation 2024 des activités liées à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées a été exposé précisément lors d’un atelier de validation qui a réuni, du 31 août au 2 septembre à Grand-Bassam, des représentants des institutions publiques, du secteur privé et de la société civile.

La Côte d’Ivoire a nettement amélioré ses performances internationales. Son score à l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International est passé de 40/100 en 2023 à 45/100 en 2024, soit une progression de cinq points, la plus importante enregistrée par le pays ces dernières années, selon un communiqué officiel. Le Rapport souligne aussi des avancées auprès du Millennium Challenge Corporation (MCC), du CPIA et de la Banque mondiale.

En matière de prévention, le taux de déclaration de patrimoine a atteint 90,99 %, contre 83,03 % en 2023. Parallèlement, la modernisation de l’administration s’est accélérée grâce à la digitalisation de 256 services publics et au déploiement de la signature électronique dans plusieurs administrations.

Concernant la gouvernance financière, 1 403 milliards de FCFA ont été mobilisés en 2024 à travers l’approbation de 5 510 marchés publics, sous le signe d’un renforcement strict des audits et des contrôles. Du côté de la répression, la HABG a instruit 902 plaintes et dénonciations, qui s’ajoutent aux milliers de signalements traités par les autres structures spécialisées du dispositif national.

Ces résultats s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, notamment avec l’adoption, en juin 2024, de la première Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption 2024-2028, désormais cadre de référence de l’action nationale, soutient le communiqué.

Toutefois, bien que des progrès aient été réalisés, des obstacles subsistent. Ils concernent principalement la coordination interinstitutionnelle, la protection des lanceurs d’alerte, la poursuite de la digitalisation, la disponibilité de ressources spécialisées et le financement pérenne de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption.

L’atelier qui a validé les résultats 2024 de la lutte contre la corruption, a également marqué le lancement du prochain rapport d’évaluation.