La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé, mercredi dans un communiqué, le lancement d’une initiative de partage des risques pour aider les banques, les fintechs et autres institutions financières des marchés émergents à élargir l’accès aux paiements numériques pour les particuliers et les petites entreprises.
L’institution financière déplore que les restrictions financières imposées aux banques, dans plusieurs régions, freinent leur intégration dans le réseau de payements internationaux. Ainsi des millions de personnes et de commerçants sont maintenus dans une dépendance exclusive à l’argent liquide, et ne peuvent pas profiter de la simplicité, de la sécurité et de l’efficacité que peuvent offrir les paiements numériques.
La SFI soutient que sa nouvelle initiative comble directement cette lacune, en fournissant initialement jusqu’à 700 millions de dollars de garanties pour couvrir une partie du risque de règlement des crédits.
Ce financement permettra à plusieurs institutions d’offrir des services de paiement numérique innovants et fiables à un plus grand nombre de clients, dont les personnes historiquement exclues du système financier formel.
D’après Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, « développer les paiements numériques dans les marchés émergents est l’un des leviers les plus efficaces pour créer des emplois et intégrer les populations à l’économie formelle. »
A en croire ses propos, « lorsqu’un petit commerçant ou une entrepreneure accepte les paiements par carte, cela lui ouvre la voie à une clientèle plus nombreuse, à un chiffre d’affaires accru et à une meilleure intégration dans l’économie numérique. »
La SFI vise, à travers son initiative, à stimuler la concurrence et améliorer la qualité et l’accessibilité des services de paiement. Selon ses projections, les institutions financières participantes verront les paiements numériques augmenter d’environ 280 milliards de dollars.
La filiale de la Banque mondiale anticipe également l’émission par ces institutions de 360 millions de cartes supplémentaires et l’augmentation à 90 millions du nombre d’utilisateurs actifs, parmi lesquels figurent 39 millions de femmes.
