Sahara marocain : Le veto russe empêche le renouvellement du mandat de la MINURSO mais, balise la voie vers une clôture définitive de ce dossier

La non-reconduction du mandat de la Mission des Nations unies pour le Sahara (MINURSO), lors de la réunion du Conseil de sécurité du 30 octobre 2026, marque, selon Rabat, un tournant majeur dans ce vieux litige territorial autour du Sahara Occidental marocain.

Dans un communiqué le Cabinet royal précise que le Royaume considère «cette évolution comme une étape significative vers la clôture définitive de ce dossier au sein des Nations Unies et la fin d’un cycle de 35 ans marqué par la gestion internationale du différend».

Cette évolution qui coïncide avec la célébration de la Fête de l’Unité instituée l’an dernier par le Roi Mohammed VI, traduit, selon le communiqué, «le passage d’une logique de gestion du conflit à une approche de transformation profonde de ses paramètres ».

Le Maroc estime que la non-reconduction du mandat devrait entraîner le retrait de la MINURSO des provinces du Sud, avec son personnel, ses équipements et ses différents symboles. Rabat considère également que cette nouvelle situation devrait mettre fin à l’examen périodique de la question par le Conseil de sécurité, aux rapports du Secrétaire général de l’ONU et aux briefings de son Envoyé personnel liés à ce dossier.

Dans son communiqué, le Cabinet Royal inscrit cette évolution dans un contexte diplomatique marqué par les blocages persistants du processus politique onusien. Le Maroc estime que les tergiversations des autres parties au conflit (Algérie et Polisario), ont entretenu le statu quo, sans permettre d’avancer vers une solution définitive. Cette nouvelle configuration devrait ainsi ouvrir une autre phase dans la gestion du dossier, y compris au sein des différentes instances des Nations Unies.

Au cœur de la position marocaine figure toujours le Plan d’autonomie proposé en 2007, que le Royaume considère comme la seule et unique solution réaliste, crédible et durable au différend régional, dans le cadre de sa souveraineté sur le Sahara.

Le Cabinet Royal souligne que la dynamique internationale impulsée par le Roi Mohammed VI a permis de rallier le soutien de plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont 3 membres permanents du Conseil de sécurité (USA, France et Royaume-Uni) et plusieurs autres puissances influentes.

Par ailleurs, le Maroc réaffirme son attachement au cessez-le-feu, tout en soulignant que la préservation de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la tranquillité de ses citoyens demeure une priorité.

Le rejet (veto) russe du projet de résolution soumis par la diplomatie américaine au Conseil de sécurité a produit des conséquences inattendues sur l’avenir de la MINURSO, d’après une analyse accompagnant ces développements qui affirme que le maintien du statu quo défendu par Alger, a contribué à fragiliser le dispositif onusien existant.