Le président ghanéen Akufo-Addo indigné après l’assassinat d’un journaliste d’investigation

L’assassinat du journaliste ghanéen, Ahmed Hussein-Suale, survenu le mercredi 16 janvier à Accra, n’a pas laissé indifférent le président Nana Akufo-Addo qui compte sur la police pour mettre la main sur les auteurs de ce crime.

« Je m’attends à ce que la police interpelle, dès que possible, les auteurs de ce crime odieux », a déclaré le chef de l’Etat sur son compte twitter, après avoir fait part de sa consternation, condamné « sans réserve » l’acte, et présenté ses condoléances à la famille du journaliste.

Selon la police, le journaliste Ahmed Husein, 34 ans, a été abattu par des hommes non identifiés alors qu’il rentrait chez lui en voiture. Il faisait partie de l’équipe de reporters dirigée par le célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas, qui s’est distingué dans la dénonciation de vastes scandales de corruption.

Le meurtre a été dénoncé par des organisations des journalistes. L’Institut international de la presse (IPI) et le Comité pour la protection des journalistes, ont appelé les autorités ghanéennes à « enquêter rapidement » sur ce crime et à « traduire les assassins en justice ».

Au niveau local, l’Association des journalistes du Ghana a évoqué « un signal inquiétant indiquant que les médias sont sérieusement attaqués » et a invité le président Akufo-Addo à « se saisir personnellement » de ce dossier. Elle a exhorté les journalistes « à ne pas se laisser intimider ». « Aucune institution n’a mieux combattu la corruption au Ghana que les médias », a-t-elle poursuivi.

« Il est dans l’intérêt de la nation d’arrêter les auteurs de ce crime », a déclaré le président de la Commission nationale des médias, Yaw Boadu Ayeboafo.

La directrice du Département des enquêtes criminelles au Ghana, Maame Yaa Tiwaa Addo-Dankwa, a déjà assuré qu’« une enquête de grande envergure » a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. « Nos hommes sont en ce moment sur le terrain pour récolter des renseignements », a-t-elle précisé.

Anas Aremeyaw Anas, qui continue à dissimuler son apparence pour des raisons de sécurité, a rendu hommage à un « excellent journaliste d’investigation expérimenté ». Il a réitéré que personne ne réduira son équipe au silence, dans son combat contre la corruption, en dépit de nombreuses menaces de morts.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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