Le gouvernement ivoirien épingle les établissements sanitaires privés non immatriculés

Les établissements sanitaires privés non immatriculés en Côte d’Ivoire ont été sommés mercredi, par le gouvernement de se mettre aux normes «sans délai», ce qui devrait permettre d’étendre le réseau d’offres de soins dans le cadre du projet de la Couverture maladie universelle (CMU).

Cette  opération vise notamment à évaluer conformément à la réglementation en vigueur, la disponibilité des prestations des soins légaux dans les établissements sanitaires privés et à réaliser une cartographie de l’implantation géographique de ces établissements, a-t-il indiqué.

«Les opérateurs économiques propriétaires ou les représentants  d’établissements sanitaires privés non immatriculés sont appelés à  procéder sans délai à leur mise aux normes», a lancé le porte-parole du  gouvernement ivoirien, Sidi Touré.

Cette mise aux normes  administratives et sanitaires intervient par ailleurs, dans le cadre du projet de la Couverture maladie  universelle initiée par le gouvernement ivoirien et qui devrait être généralisé dans le courant de cette année.

Ce  processus nécessitera l’intégration de l’ensemble des réseaux d’offres des soins existants dans le pays notamment le secteur privé prestataire de soins qui représente un pilier important du système national de santé, a indiqué Sidi Touré.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le 21 mars  à Abidjan, le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a annoncé que les prestations de la Couverture Maladie Universelle (CMU) seront effectives à partir du 1er octobre 2019 ajoutant que le gouvernement a initié la réhabilitation de 725 centres de santé.

La CMU est une prise en charge médicale pour toutes les personnes résidant en Côte d’Ivoire. Le montant de la cotisation individuelle est fixé à 1000 Fcfa par mois. A ce jour, 1.800.000 bénéficiaires, dont plus de 32.000 indigents sont enrôlés.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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