Le Congo engage des réformes pour stimuler les investissements

Face aux difficultés financières auxquelles il est confronté, le Congo-Brazzaville, a décidé d’engager des réformes pour améliorer son environnement des affaires.
Dans cette optique, le Congo va mettre en œuvre le Projet d’appui au développement des entreprises et à la compétitivité(PADEC), qui a été lancé au début de ce mois de juin.
Le PADEC, financé par un prêt de la Banque mondiale (BM) à hauteur de 15 millions de dollars, va permettre de revitaliser le secteur privé et améliorer l’environnement des affaires dans le pays.
A travers ce projet, le Congo s’engage à maintenir le cap des réformes institutionnelles amorcées pour tendre vers une amélioration significative du climat des affaires, a fait savoir la ministre congolaise du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka-Babackas.
Ces différentes réformes, a-t-elle indiqué, doivent permettre à terme de susciter des investissements directs étrangers (IDE) dans les secteurs porteurs de l’économie congolaise.
Le PADEC a été conçu sur la base des enseignements tirés du Projet d’appui à la diversification de l’économie (PADE) récemment clos, qui a mis en exergue les questions de diversification à l’échelle nationale, a rappelé Mme Ebouka-Babackas.
«Le nouveau projet qui vient d’être lancé ambitionne de relever les défis en mettant l’accent sur deux thématiques essentielles qui sont l’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement de la capacité institutionnelle à exécuter les réformes nécessaires », a encore précise la ministre du plan.
Les activités de ce projet, contribueront à la diversification de l’économie et à la promotion de l’emploi, a souligné, pour sa part, la représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara.
Elle a relevé que le Congo est confronté principalement à deux défis importants, l’amélioration du climat des affaires et la faiblesse du secteur privé, qui entravent le processus de diversification de son économie, estimant que le PADEC aura donc un grand rôle à jouer.
La représentante de la BM a également suggéré l’utilisation du PADEC comme un projet catalyseur au niveau macro-économique et stratégique, à même de faciliter la planification et le développement d’une infrastructure industrielle à travers le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire des zones économiques spéciales au Congo.

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