La justice américaine blanchit ENI de tout soupçon de corruption en Algérie et au Nigeria

Le géant italien d’hydrocarbure Eni a annoncé que le département américain de la Justice a classé sans suite son enquête pour soupçon de corruption à son encontre en Algérie et au Nigéria, dans un communiqué publié sur son site officiel ce mercredi.

L’affaire en Algérie porte sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin entre 2007 et 2010 à des responsables publics pour obtenir l’autorisation de l’ancien ministre algérien de l’Energie Chakib Khelil et acquérir, par conséquent, les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel.

En ce qui concerne le Nigeria, Eni était soupçonnée par la justice italienne d’avoir versé en 2011, avec Shell, 1.092 milliard de dollars de pots-de-vin en vue de l’acquisition d’une licence pour l’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245.

« Eni est heureux de reconnaître que le département de la Justice américain lui a confirmé qu’il avait clos son enquête sur Eni concernant les affaires OPL 245, au Nigéria, et les affaires en Algérie sans prendre aucune mesure », fait part son document.

Pour la société italienne, le jugement de la justice américaine n’a fait que confirmer « les conclusions de plusieurs enquêtes antérieures menées par des tierces parties indépendantes, selon lesquelles Eni et sa direction ne seraient impliquées dans aucune activité présumée illégale ou de corruption ».

Elle a cité, dans ce cadre, le tribunal de Milan qui avait déjà « acquitté la société et sa direction en ce qui concerne la procédure en Algérie, n’ayant trouvé aucun cas d’acte répréhensible ou d’activités illégales ». L’entreprise se dit confiante « dans le fait que les allégations actuellement portées devant le tribunal de Milan », concernant le Nigeria, « seront sans fondement ».

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