L’Onu planifie un retrait progressif en RDC

L’Onu suggère un retrait progressif des Casques bleus de République démocratique du Congo a pour la première fois été suggéré en dépit d’une violence persistante.

Le Conseil de sécurité doit renouveler d’ici la fin de l’année l’actuel mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) valable jusqu’au 31 décembre.

A l’approche de cette échéance, un rapport remis au Conseil « recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans ».

Lors de la première année (en 2020), le nombre de Casques bleus devrait rester à environ 16.000 préconise le rapport publié à l’issue d’une « revue stratégique » de la force de l’ONU en RDC.

Après un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer dans les provinces de Tanganyika et du Kasaï, victimes de deux conflits en 2016-2017 à la fin du règne de l’ancien président Joseph Kabila.

La monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le rapport.

Les provinces du Nord, du Sud-Kivu et de l’Ituri sont les grands points de fixation des violences dans l’est de la RDC depuis 25 ans.

Au total quelque 130 milices sont encore en activité dans la région. Dix civils ont encore été tués mardi soir dans une attaque attribuée aux ADF à soixante kilomètres au nord de Beni.

L’armée avait annoncé la semaine dernière des opérations d’ « envergure » dans la région de Beni, également frappée par une épidémie d’Ebola depuis le 1er août 2018.

« Les ADF sont coincés par le feu de l’armée congolaise. C’est ainsi qu’ils cherchent à semer la terreur au sein de la population », a expliqué à  un porte-parole de l’armée dans la région, le major Mak Hazukay.

Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars. L’ONU est présente militairement en RDC depuis une vingtaine d’années.

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