Algérie : La pilule de la taxation des médicaments ne passe pas dans le secteur pharmaceutique

Les organisations professionnelles du secteur pharmaceutique en Algérie s’opposent à une éventuelle taxation des médicaments pour donner un nouveau souffle à la Caisse nationale de retraite (CNR).

Dans un communiqué signé par le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO), l’Association nationale des distributeurs pharmaceutiques algériens (ADPHA) et l’Union Nationale des Opérateurs de la Pharmacie (UNOP) et rendu public ce lundi 15 juin, ces organisations expriment leur opposition à la déclaration faite par le Directeur général de la CNR, incitant à la taxation, entre autres, des médicaments pour tenter de résorber le déficit de trésorerie dont souffre la caisse de retraite.

« Nous, syndicat et associations professionnelles du secteur pharmaceutique national, avons été profondément affectées par les déclarations publiques du Directeur général de la Caisse nationale des Retraites (CNR) qui a estimé que le financement du déficit structurel de cette institution devrait être assuré par une taxation à appliquer au médicament, au tabac et aux produits alcoolisés », précise un communiqué conjoint.

Ces organisations estiment la proposition du DG de la CNR est «inacceptable et injuste» et consiste à percevoir «l’industrie pharmaceutique nationale comme une activité rentière et une source de profits indus, alors qu’au moment même le gouvernement lui-même considère qu’elle revêt un caractère sensible et stratégique».

Le SNAPO, l’ADPHA et l’UNOP font noter que la proposition de surtaxer l’industrie pharmaceutique pour les besoins de financements des déficits de gestion de la Caisse nationale de retraite, relève « d’une démarche inappropriée et d’un manque d’imagination ».

Tout en disant compréhensives au problème de la CNR, ces organisations soulignent que la solution d’un tel problème n’est pas à caractère technique, assurant que «la seule tâche qui soit effectivement attendue du responsable de cette institution, c’est de s’assurer que sa gestion soit aussi austère et efficace que possible et qu’elle ne génère pas de surcoûts inutiles».

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