Dix soldats maliens tués par de présumés djihadistes

Dix soldats maliens ont été tués lundi dans une nouvelle attaque terroriste qui a visé un camp militaire à Gourma-Rharous, à l’est de Tombouctou.

Selon des sources concordantes, cette attaque serait l’œuvre de djihadistes du groupe terroriste Ansar Dine affilié à Al Qaïda qui s’active au Nord du Mali.

Des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut lundi la base militaire de Gourma Rharous située à environ 140 km à l’Est de Tombouctou, tuant sur le coup dix soldats d’une unité de la Garde nationale. Ils ont également blessé deux soldats et détruit un véhicule militaire et se sont emparé d’un autre.

Commentant ce nouvel attentat terroriste, le directeur des services de renseignements militaires maliens a indiqué que le bilan n’était que provisoire, précisant que le nombre exact des victimes pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.

Les auteurs de cet attentat n’ont pas pu être identifiés et aucune revendication n’est parvenue aux autorités maliennes durant la journée de lundi. Cependant, un haut responsable de l’armée, basé à Bamako qui se réfère au modus operandi des auteurs de la nouvelle attaque, ces derniers feraient partie du groupe rebelle Ansar Dine.

C’est la plus meurtrière des récentes attaques commises en un mois. Le 2 juillet dernier un contingent burkinabè de la mission de l’ONU au Mali (MINUSMA) a perdu une demi-douzaine parmi les Casques bleus burkinabè qui rentraient à leur base lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade à moins de 50 km au sud-ouest de Tombouctou.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous le contrôle de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, notamment AQMI, Ansar Dine, le MUJAO, après la déroute de l’armée face à la rébellion.

Longtemps concentré dans le nord du pays, les attaques djihadistes dans ce pays se sont depuis le début de l’année, étendues au centre du pays, puis à partir de juin dernier, à la partie sud du Mali, près des frontières ivoiriennes et burkinabè. Une situation qui démontre l’incapacité grandissante des autorités maliennes à gérer la situation sécuritaire en dépit des renforts de la MINUSMA et des soldats de l’opération française Barkhane.

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