Soudan du Sud : Une soixantaine de soldats poursuivis

Au Soudan du Sud, soixante soldats ont comparu devant la justice pour répondre des crimes commis lors des affrontements meurtriers ayant opposé, début juillet à Juba, les forces gouvernementales du président Salva Kiir aux ex-rebelles partisans de l’ancien vice-président, Riek Machar.

D’après le général Lul Ruai Koang, interrogé par l’AFP, deux officiers ont été reconnus coupables de meurtres, précisant que l’armée «attend l’approbation du président» Kiir, pour dévoiler le nombre exact de militaires condamnés, ainsi que les sentences qui leurs sont infligées.

La Cour martiale a jugé ces soldats pour meurtres, pillage, usage d’armes à feu et vagabondage. Mais Koang a fait aussi part d’un souci majeur qui est le manque de preuves relatives aux accusations portées contre les soldats sud-soudanais par Human Rights Watch et la la mission de l’ONU au Soudan du Sud (Minuss).

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a affirmé, en effet, que des soldats ont tué et violé des civils et se sont livrés à de très nombreux actes de pillage de biens civils, notamment des produits humanitaires, pendant et après des affrontements entre forces gouvernementales et les ex-rebelles. Elle a ajouté que, dans de nombreux cas, les forces gouvernementales semblaient avoir visé les civils n’appartenant pas à l’ethnie Dinka.

Les enquêteurs de HRW présents à Juba en juillet, après les affrontements, auraient documenté plusieurs crimes, commis pour la plupart, par des soldats du gouvernement.

Les combats de juillet avaient fait au moins 300 morts et plus de 70.000 déplacés, mettant en péril, le fragile accord de paix signé en août 2015 entre Kiir et Machar pour mettre un terme à la guerre civile qui a éclaté en décembre 2013 dans le pays.

 Dernièrement, le nouveau vice-président sud-soudanais, Taban Deng Gai, qui accuse son prédécesseur de n’avoir pas travaillé pour la mise en œuvre de l’accord de paix d’août 2015, a promis la fusion des forces gouvernementales et les rebelles au Soudan du Sud qui pourrait se matérialiser en mai 2017, une des mesures prévues dans l’accord de paix.

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