L’Armée ivoirienne à Bouaké pour rétablir l’ordre

Le gouvernement ivoirien a dépêché dimanche à Bouaké l’armée, en vue de rétablir l’ordre dans cette deuxième ville contrôlée par des soldats mutins.

Dans un communiqué, le chef d’état-major de l’armée, le général Sékou Touré, a affirmé que «ces actes d’une extrême gravité sont contraires à la mission de protection assignée aux forces armées. En conséquence, une opération militaire est en cours pour rétablir l’ordre» à Bouaké.

Mais les mutins ne semblent pas prêts à obtempérer. «Ils nous ont demandé de déposer les armes et de nous rendre. Nous avons refusé et nous demandons notre argent. Nous les attendons», a déclaré le jour même leur porte-parole.

Ces soldats ont empêché, le même jour, une manifestation que la population civile voulait organiser contre leur grogne, en tirant en l’air. Ils ont blessé au moins huit personnes par balle, dont un aurait succombé à ses blessures. Selon les témoignages des habitants, les manifestants étaient sérieusement molestés et tabassés par les mutins en colère.

La grogne de ces soldats a débuté vendredi dernier, après qu’ils aient appris que les autorités renonçaient à payer les primes promises après les mutineries de janvier au cours desquelles ils avaient secoué le pays.

D’après des mutins, le gouvernement avait promis un montant de 12 millions de FCFA (24.000 dollars) à chacun d’eux. Cinq millions de FCFA (10.000 dollars) avaient été payés pour mettre fin à la mutinerie, le reste devant être versé mensuellement à partir de ce mois de mai.

Pour rappel, ces mutins en colère avaient soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l’ex-président, aujourd’hui jugé à la Cour pénale internationale. Ils avaient été intégrés dans l’armée.

Des habitants de Bouaké affirment que les échanges de tirs ont été entendus dans la ville non seulement dimanche, mais aussi dans la matinée de ce lundi.

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