Marcel de Souza milite pour une force d’imposition de la paix dans la sous-région ouest-africaine

Le président de la Commission de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Marcel Alain de Souza a proposé lundi, de mettre sur pied une force d’imposition de la paix dans la sous-région ouest-africaine, à la place de la force de maintien de la paix de l’ONU.

«Comme toutes les régions, l’espace CEDEAO est confronté aux menaces terroristes, aux extrémistes. Nous proposons dans le cadre de la réforme annoncée par l’ONU, la création de brigade spécialisée avec 5000 hommes pour aller repousser du Sahara, ces extrémistes. Nous n‘avons pas beaucoup d’hommes. Mais on peut  en mutualisant nos forces, bouter hors du Sahara ces bandits. Nous voulons une force d’imposition de la paix», a déclaré de Souza lors d’une conférence de presse qu’il animait à Abidjan, la capitale ivoirienne.

Le point de presse était consacré aux «chantiers prioritaires de la CEDEAO sur les trois prochaines années». Le président de la Commission a dévoilé, à cette occasion, les chantiers auxquels il compte s’attaquer durant la période 2018-2020, notamment la réforme institutionnelle et la création d’infrastructures.

Après avoir détaillé les différents projets envisagés dans chacun de ces chantiers, de Souza a reconnu que son programme ambitieux ne peut se concrétiser en l’absence de la paix et la sécurité dans la zone CEDEAO. Ainsi, il semble convaincu que, pour une lutte efficace contre le terrorisme dans cet espace, il appartient à l’organisation ouest-africaine de prendre le dessus et ne plus compter exclusivement sur la force de maintien de la paix de l’ONU.

Marcel de Souza avait déjà évoqué, début juin dernier au Libéria, cette idée du déploiement d’une «Force d’imposition de la paix» au Mali. C’était au cours de la 38ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO sur les défis sécuritaires de la région.

 Il avait alors déclaré que «dans ce pays (Mali), nous n’avons pas besoin d’une force de maintien de la paix, mais de celle d’imposition de la paix, car il faut créer la paix avant de la maintenir».

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