Brexit : un sommet à Bruxelles pour discuter des conditions d’un éventuel report

Un nouveau sommet européen s’ouvre ce jeudi après-midi à Bruxelles. Consacré au Brexit, il devrait se focalise sur l’éventuel report de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue dans huit jours.

Dans un premier temps, les chefs d’Etat et de gouvernement écouteront les explications de la Première ministre britannique Theresa May. Celle-ci, dans une lettre adressée hier mercredi au président du Conseil Donald Tusk, a demandé un report du Brexit au 30 juin, qui permettrait, dans le cas très hypothétique d’un vote favorable aux Communes sur l’accord de retrait, la ratification par le Parlement de tous les textes liés à la sortie du Royaume-Uni.

Dans l’attente d’une décision formelle de l’Union européenne, Donald Tusk a répondu à la lettre de Theresa May. Il n’a pas rejeté la demande de report mais averti que celui-ci serait soumis à des conditions.

Selon le président du Conseil européen, une courte prolongation serait possible mais qu’elle dépendra d’un vote positif sur l’accord de retrait à la Chambre des communes alors que Theresa May cherche à soumettre une nouvelle fois au vote l’accord de divorce qu’elle a conclu en novembre avec Bruxelles et que les députés britanniques ont déjà rejeté massivement à deux reprises.

Donald Tusk a également souligné « une série de questions de nature juridique et politique » inhérentes à un report au 30 juin, après les élections européennes. Ces conditions sont l’expression de l’exaspération qui est allée crescendo ces derniers jours à Bruxelles, où diplomates et officiels ont le sentiment d’être pris en otage par les rebondissements à Londres.

A l’approche de l’échéance du Brexit, les options se réduisent. En cas de vote de l’accord de retrait au Parlement britannique la semaine prochaine, les Vingt-sept pourraient accorder dans la foulée un délai par procédure écrite. Dans le cas contraire, il leur faudra revenir mercredi ou jeudi à Bruxelles pour trancher cette fois entre deux scénarios alternatifs : l’absence d’accord (no deal) ou, si le Royaume-Uni en fait la demande, une longue prolongation.

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