Plus de 4,7 milliards de F.CFA saisis à l’aéroport de Lagos

Le service des douanes de l’aéroport nigérian de Lagos a saisi mardi près de 8,06 millions de dollars (4,7 milliards de Francs CFA) et arrêté deux employés d’une entreprise de manutention, a annoncé Hameed Ali, inspecteur des douanes en poste à l’aéroport international Murtala Muhammed de Lagos.

D’après l’autorité douanière, ces coupures en dollars qui se trouvaient dans des enveloppes brunes ont été interceptées à bord d’un véhicule de la Nigerian Aviation Handling Company (NAHCO), une compagnie de manutention.

Identifiés comme premiers suspects, le chauffeur du véhicule et un autre agent de la NAHCO ont été mis immédiatement aux arrêts. Jusqu’ici, «aucune banque n’est venue revendiquer la propriété» de sommes saisies, selon Hameed Ali.

Première puissance économique du continent, le Nigeria est également coutumier des scandales financiers comme le détournement, le blanchiment et le transfert illicite de fonds.

En décembre 2018 par exemple, l’agence de lutte contre la corruption avait intercepté la somme de 2,8 millions de dollars à l’aéroport international d’Akanu Ibiam dans l’État d’Enugu au sud-est du pays.

En novembre 2019, un ancien ministre nigérian de la Justice, impliqué dans l’un des plus gros scandales de corruption de l’histoire de son pays, a été arrêté à Dubaï, en relation avec un scandale de corruption, dit de « Malubu », concernant un accord pétrolier de 1,3 milliard de dollars impliquant les compagnies Eni et Shell.

Le colonel Sambo Dasuki, ancien conseiller à la sécurité sous la présidence de Goodluck Jonathan, accusé d’avoir détourné deux milliards de dollars du budget de la Défense, était incarcéré depuis 2015 avant d’être libéré il en décembre dernier sur ordre du gouvernement nigérian pour se conformer à plusieurs décisions de justice.

Ces fonds auraient servi à financer la campagne électorale de l’ex-président Jonathan en 2015 et à acheter des armes et des équipements militaires pour lutter contre le groupe djihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Goodluck Jonathan avait finalement perdu la présidentielle contre Muhammadu Buhari, qui a lancé une vaste campagne pour tenter d’éradiquer la corruption généralisée dans l’administration nigériane.

Mais ses détracteurs l’accusent de mener une chasse aux sorcières visant surtout des membres de l’opposition et de l’ancien gouvernement de Jonathan.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.