Le Royaume du Maroc a réaffirmé ce samedi 3 janvier, son rejet de tout ce qui est de nature à porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Yémen, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.
Le Royaume du Maroc affirme suivre de près et avec grand intérêt les derniers développements dans la République sœur du Yémen, réitérant, de par sa conviction des fondements du droit international et des principes de bon voisinage et de respect de l’intégrité et de la souveraineté des États, indique le communiqué.
Rabat, ajoute le document, exprime «son soutien inébranlable à l’unité nationale de la République sœur du Yémen et à sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, ainsi qu’au droit du peuple yéménite à la sécurité et à la stabilité ».
Partant de son engagement ferme à consolider la stabilité dans la région arabe, le Maroc réaffirme son rejet de tout ce qui est de nature à porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire du Yémen, ainsi que son soutien à toutes les initiatives visant à apaiser la situation, au service de la sécurité et pour garantir la stabilité de tous les pays de la région», indique le ministère marocain des Affaires étrangères dans son communiqué.
Le Royaume exhorte à ce titre, toutes les parties concernées à demeurer attachées au dialogue afin de parvenir à une solution politique globale, sous l’égide de la légalité internationale, de manière à préserver l’unité et la souveraineté de la République du Yémen et à satisfaire les aspirations de son peuple frère à une vie digne et à une stabilité durable, conclut le communiqué.
Ce pays du Moyen-Orient, rappelle-t-on, est ravagé par une décennie de guerre civile opposant les rebelles chiites houthis du Yémen soutenus par l’Iran, aux forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Cette guerre inter-Yéménites est attisée par le soutien militaire et financier de forces étrangères de la région et aggravée par l’ouverture début décembre dernier, d’un nouveau front par des séparatistes du Conseil de transition du Sud (CTS), anciens alliés du gouvernement, qui ont conquis de vastes territoires stratégiques du pays.
Ledit CTS justifie son action par le fait que les gouvernements yéménites successifs aient marginalisé les régions du Sud sur les plans politique et économique et plaide donc pour la sécession.
