Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a démenti, ce dimanche 18 janvier dans un communiqué, des allégations sur une éventuelle négociation du parti avec le pouvoir en place pour faire partie du nouveau gouvernement en formation.
Ces rumeurs se seraient répandues à la suite d’une interview accordée le 16 janvier, à la chaîne 7info, par Emmanuel Ackah, Directeur de Cabinet de l’ex-président Laurent Gbagbo et Coordonnateur général de l’Initiative pour la Libération des Prisonniers d’Opinion (ILPO).
La Direction du PPA-CI évoque «des interprétations erronées et volontairement manipulées» et précise que les propos d’Ackah « s’inscrivent exclusivement dans le cadre de sa mission relative à la libération des prisonniers d’opinion, mission humanitaire, républicaine et conforme à l’engagement constant du Parti en faveur des libertés publiques et de la paix civile ».
Ces propos, insiste-t-elle, « ne sauraient, en aucun cas, être assimilés à un ralliement politique, à une reconnaissance du régime en place, ni à une participation à un gouvernement».
Le PPA-CI rappelle que sa position « est claire, constante et non négociable » ; qu’il est «fermement opposé au quatrième mandat illégitime» du président Alassane Ouattara ; qu’il n’est en négociation avec aucun pouvoir ; et qu’il « n’entrera jamais dans un gouvernement issu d’un braquage électoral. »
La Direction a profité de l’occasion pour appeler les militants, les sympathisants et l’opinion nationale à faire preuve de vigilance « face aux tentatives de manipulation et d’instrumentalisation, y compris celles venant d’adversaires déclarés ou dissimulés, dont l’objectif est d’affaiblir le Parti et de semer la confusion. »
Le PPA-CI réaffirme qu’il « demeure dans l’opposition ferme, responsable et déterminée au quatrième mandat, et poursuit son combat pour la libération de tous les prisonniers d’opinion».
Le président Ouattara a été réélu pour un quatrième mandat présidentiel lors de l’élection d’octobre 2025, avec près de 90 % des voix.
Le Premier ministre Robert Beugré Mambé et son équipe ont démissionné le 07 janvier dernier, suite aux élections législatives du 27 décembre, remportées par le parti au pouvoir (RHDP) avec plus de 75 % des sièges. La nomination du prochain gouvernement est attendue d’ici la fin de ce mois de janvier.
