Le Ghana suspend l’exportation de ses matières premières agricoles à l’état brut

Le président du Ghana, John Dramani Mahama a inauguré officiellement, hier mardi, la première édition du Sommet sur l’investissement dans les cultures arboricoles, au cours duquel il a annoncé l’instauration d’une politique de transformation locale obligatoire des matières premières agricoles, afin de briser le cycle des importations couteuses.

«Le Ghana n’exportera plus de noix de cajou brutes, de karité brut ou de caoutchouc non transformé pour ensuite importer des produits finis à des prix plus élevés», a déclaré le président Mahama, soulignant que la transformation se fera désormais localement, en vue de créer des emplois et de renforcer la résilience économique du pays.

La nouvelle réforme s’appuie sur cinq piliers à savoir : la production, l’emploi, les exportations, la valorisation des produits et la croissance inclusive. Avec cette stratégie, le gouvernement ghanéen entend créer 250.000 emplois directs, et mettre l’accent sur l’insertion professionnelle des jeunes et l’autonomisation des femmes.

«L’agriculture doit être moderne, rentable et attrayante pour les jeunes», a conclu le président, invitant les Ghanéens à investir dans ce qu’il a décrit comme un secteur prometteur et transformateur.

Avec la transformation locale de ses matières premières, le Ghana vise non seulement à booster ses exportations agricoles, mais aussi à tirer pleinement parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCAF).