Le ton monte à Washington pour amener le Congrès à inclure le Polisario dans la liste des organisations terroristes

La mobilisation en cours à Washington pour le classement du Front Polisario sur la liste américaine des organisations terroristes, prend de l’ampleur au Congrès des États-Unis en recueillant de nouveaux soutiens.

Portée au niveau de la Chambre des représentants par les députés républicain Joe Wilson et démocrate Jimmy Panetta, la proposition de loi, traduisant un intérêt croissant des parlementaires américains pour les questions de sécurité en Afrique du Nord et dans la région sahélo-saharienne, a rallié le jeudi 9 juillet, deux élus républicains, Scott DesJarlais et Matt Van Epps. Ces derniers ont officiellement rejoint les co-parrains du « Polisario Front Terrorist Designation Act », portant à seize, le nombre de représentants soutenant le texte en question.

Scott DesJarlais, président de la sous-commission des forces stratégiques de la Commission des forces armées, et Matt Van Epps, membre de la Commission de la sécurité intérieure et ancien officier des forces spéciales, apportent à la proposition de loi, une expertise reconnue dans les domaines de la défense et de la sécurité nationale.

Déposée en juin 2025, ladite proposition de loi demande à l’administration américaine d’examiner officiellement la proposition de désignation du Polisario comme organisation terroriste étrangère. Les promoteurs du texte mettent en avant des informations faisant état de liens avérés entre le mouvement séparatiste sahraoui que soutient le régime politico-militaire algérien, et des groupes armés terroristes opérant dans la région du Sahel, tout en bénéficiant d’une assistance et d’un soutien iranien, notamment à travers le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC). Selon les auteurs du projet de texte américain, ces connexions représenteraient une menace croissante pour la stabilité régionale.

L’initiative gagne également du terrain au Sénat, où une proposition similaire a été introduite par les sénateurs républicains Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, avant d’être rejointe par leur collègue, David McCormick. Cette version prévoit que le secrétaire d’État, Marco Rubio engage une procédure de désignation si les liens entre le Polisario et l’Iran sont établis et ouvrira ainsi la voie à des sanctions, comprenant notamment le gel des avoirs, des restrictions financières et des interdictions de déplacement. Cette dynamique législative s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des responsables américains face aux risques sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien.

Le front séparatiste «Polisario» qui ne survit que grâce au soutien financier, diplomatique et militaire du régime algérien, se trouve actuellement, totalement cerné et isolé aux plans continental et international. Son isolement s’est accentué depuis la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara Occidental et l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU, de la résolution 2797 qui établit que le Plan d’autonomie marocain est la seule et unique voie pour le règlement définitif de ce litige artificiel.