La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, affirme avec satisfaction, dans un communiqué publié ce lundi, avoir réalisé ses premières transactions en Afrique, et particulièrement au Kenya, dans le cadre du Programme de garantie de première perte catalytique (CFLG).
Grâce à des partenariats stratégiques conclus avec trois acteurs majeurs du secteur financier kenyan (4G Capital, Equity Bank Kenya et KCB Bank Kenya Limited), le programme devrait injecter l’équivalent d’environ 144,4 millions de dollars de prêts en monnaie locale.
Les destinataires de ces prêts sont les microentreprises, les entreprises détenues par des femmes et les entreprises engagées dans la lutte contre le changement climatique.
L’IFC a déjà engagé 24,2 millions de dollars répartis sur trois opérations, dont 11 millions provenant d’un financement du Guichet du secteur privé de l’Association internationale de développement (IDA PSW).
Moteurs de l’économie kenyane, les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) constituent 90 % du tissu entrepreneurial et emploient plus de 15 millions de personnes. Pourtant, leur essor est freiné par un manque crucial de financements estimé à près de 21 % du PIB.
L’accès limité à des crédits abordables demeure l’un des principaux obstacles empêchant ces entreprises de développer leurs activités, de créer des emplois et d’investir dans des initiatives favorisant la productivité et la résilience climatique, déplore le communiqué.
Le CFLG est un mécanisme financier innovant, conçu pour absorber les premières pertes subies par les institutions financières afin de stimuler l’octroi de crédits aux MPME traditionnellement jugées trop risquées. Il est mis en œuvre dans le cadre de la plateforme PME de 4 milliards de dollars de l’IFC.
« Grâce à ces partenariats, IFC contribue à élargir l’accès au financement pour les entrepreneurs traditionnellement mal desservis par le système financier. En partageant les risques grâce au CFLG, nous mobilisons des capitaux qui peuvent aider les entreprises à se développer, à renforcer leur résilience et à contribuer à une croissance économique plus inclusive et durable », a déclaré Mary Porter Peschka, directrice de la division Afrique de l’Est d’IFC.
Outre le financement, IFC continuera de travailler en étroite collaboration avec les institutions participantes afin de renforcer leur capacité à servir les MPME et d’élargir l’accès à des solutions de financement durables, rassure le communiqué.
