Le Groupe de la Banque mondiale a injecté 25 millions de dollars dans le capital de Jumia Technologies AG (Jumia), avec l’objectif de renforcer les capacités de cette première plateforme de commerce électronique en Afrique à aider les petites entreprises à conquérir de nouveaux marchés, à créer des emplois et à renforcer les opportunités économiques sur le continent.
Cet investissement, consenti par la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe dédiée au secteur privé, devrait permettre à environ 60 000 vendeurs actifs locaux d’atteindre des marchés plus vastes, tout en soutenant environ 1 800 emplois directs et des opportunités de revenus pour plus de 100 000 agents commerciaux indépendants, précise le communiqué publié mercredi par l’institution financière.
Pour la Banque mondiale, l’essor du commerce numérique en Afrique impose d’offrir entrepreneurs et aux PME un accès fiable aux places de marché en ligne, aux réseaux logistiques et aux paiements numériques.
Consolider ces infrastructures permettra aux entreprises de doper leurs ventes, d’améliorer leur productivité et de proposer aux consommateurs une gamme plus étendue de biens et services abordables, défend-elle.
Cet investissement permettra à Jumia d’entamer sa prochaine phase de croissance sur ses principaux marchés africains, en renforçant son réseau intégré de place de marché et de logistique, précise le communiqué.
Le soutien de la Banque mondiale « représente une étape majeure pour (…) pour le commerce électronique africain. Il confirme la rigueur que nous avons insufflée à notre activité ces dernières années et l’impact concret de notre plateforme sur les petites entreprises, l’emploi et les consommateurs sur nos huit marchés », fait savoir Francis Dufay, PDG de Jumia qui est cotée en bourse en Afrique et est présente das huit pays africains.
Pour Farid Fezoua, directeur des actions, des fonds et du capital-risque à la SFI, « Jumia illustre comment les plateformes de commerce électronique panafricaines peuvent accroître considérablement les opportunités économiques. »
L’investissement de la SFI « soutient la prochaine phase de croissance de l’entreprise tout en contribuant à la création d’emplois, à la numérisation des chaînes d’approvisionnement et des canaux de distribution et à la mobilisation des investissements privés », a-t-elle poursuivi.
