Le Gouvernement nigérien a adopté, ce jeudi lors d’un Conseil des ministres, un projet d’ordonnance relative à la presse électronique, militant pour un cadre juridique moderne qui protège la liberté de la presse tout en fixant des limites pour protéger le public et l’ordre public.
Si les médias en ligne se sont imposés comme des acteurs majeurs de l’espace informationnel grâce à leur accessibilité, à leur réactivité et à leur capacité à atteindre un large public au moyen des plateformes numériques, ils évoluent, cependant, dans un environnement juridique insuffisamment encadré, fait observer le communiqué publié à l’issue du Conseil.
Cette situation ne permet pas à l’Observatoire National de la Communication, autorité administrative indépendante chargée de la régulation des médias, d’exercer pleinement ses missions de régulation, de veille, de contrôle et de protection du public, soulignent les autorités.
Toujours selon le Gouvernement, le vide juridique actuel permet aux éditeurs de presse de rester anonymes, ce qui rend difficile l’attribution des responsabilités et paralyse la lutte contre les contenus illégaux.
Sans règles claires, la désinformation, la diffusion des discours de haine et des fausses informations, les atteintes à la dignité de la personne humaine, à la vie privée, à l’ordre public ainsi qu’aux bonnes mœurs, se trouvent facilités.
« Il est dès lors apparu nécessaire de doter le Niger d’un cadre juridique moderne régissant la presse électronique, conforme aux principes de liberté de la presse et de liberté d’expression, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux, des exigences professionnelles du journalisme et des impératifs de protection de l’intérêt général », insistent les autorités.
Le nouveau projet de décret modernise ainsi les lois régissant les médias dans le pays. Le Gouvernement entend favoriser un développement responsable, crédible et professionnel de la presse électronique, et renforcer la sécurité juridique des acteurs du secteur.
En améliorant la qualité de l’information diffusée au public, le texte veut adapter la régulation des médias aux réalités et aux défis de l’ère numérique.
