Le Congrès des députés espagnol a adopté le jeudi 10 septembre, une proposition de loi portant sur l’octroi de la nationalité espagnole à des dizaines de milliers de Sahraouis et leurs descendants originaires des provinces sud du Royaume du Maroc et des camps de Tindouf établis au sud-ouest algérien.
Cette proposition de loi qui doit être soumise prochainement au Sénat pour approbation avant son entrée en vigueur constitue une provocation de plus pour le Maroc. Ladite loi a été vivement critiquée et dénoncée par les citoyens et certains dirigeants espagnols qui y voient le prélude d’un afflux massif des partisans du Polisario en Espagne en provenance du Sahara marocain et des Camps de Tindouf.
La gronde populaire qui s’affiche au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux, est aggravée par le fait qu’il s’agit selon de premières estimations, de plus de 200.000 Sahraouis, nés durant la période coloniale espagnole avant le 29 septembre 1977 au Sahara occidental, ainsi que leurs enfants devant être naturalisés.
Pour les contestataires de cette loi, le Maroc qui contrôle déjà la quasi-totalité du Sahara Occidental et est sur la bonne voie pour clore définitivement ce vieux litige territorial, est le grand gagnant de cette mesure alors que l’Espagne va devoir supporter le lourd fardeau économique et social de ces dizaines de milliers de transfuges sahraouis et leurs rejetons qu’elle va naturaliser, loger et nourrir en déboursant un joli pactole du budget de l’Etat pour cette prise en charge.
Ladite proposition de loi soumise au parlement par la coalition de gauche Sumar, a reçu au Congrès des députés, l’appui des partis de la coalition au pouvoir conduite par le socialiste Pedro Sanchez et qui estiment qu’il s’agit d’une «restitution» de droit et d’une «correction historique».
En revanche, le Parti populaire et l’Union du peuple navarrais se sont abstenus alors que la formation Vox (extrême-droite) a été le seul parti à s’y être opposé en dénonçant une «distribution» gratuite de la nationalité espagnole au profit de transfuges sahraouis.
Ces surenchères politiciennes de tous bords interviennent suite à l’afflux massifs de migrants vers Sebta alors qu’une entente parfaite prévalait entre les deux Royaumes surtout après la reconnaissance par le gouvernement espagnole de Pedro Sanchez de la marocanité du Sahara et de l’initiative d’autonomie comme seule solution réaliste pour le règlement de ce vieux litige territorial artificiel monté de toutes pièces par le régime algérien.
Cela n’empêche pas pour autant, le Maroc de poursuivre résolument la consolidation de sa souveraineté totale et le développement de ses provinces du Sud, nonobstant les positions et les accusations sans preuves tangibles de ses adversaires ibériques qui exploitent la crise migratoire de Sebta et Melillia à des fins électoralistes.
Et Comme l’a affirmé jeudi dernier dans communiqué, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le Maroc refuse d’être «un fonds de commerce préélectoral» au détriment d’une relation de bon voisinage géographique, d’entente politique, de partenariat économique et de coopération sécuritaire.
