Le Président sénégalais, Diomaye Faye assure que les JOJ Dakar 2026, consacrent la solidité des institutions nationales

Alors que le Sénégal s’apprête à marquer l’histoire en devenant le premier pays africain à accueillir l’olympisme, le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a envoyé un signal fort de maturité politique.

Dans un entretien exclusif qu’il accordé au quotidien sénégalais «Le Soleil», et dont la présidence a relayé l’intégralité, le président Faye affirme avec force sa volonté d’honorer la signature et les engagements internationaux de son pays.

Face aux interrogations sur sa posture vis-à-vis du projet phare d’accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), initié par son prédécesseur Macky Sall, Diomaye Faye a répondu « cela ne me gêne pas, cela me définit. Je n’ai pas été élu pour choisir parmi les engagements de la République ceux qui me plaisent».

Le Chef de l’Etat sénégalais a souligné qu’il a été « élu pour servir la Nation, et servir la Nation c’est d’abord garantir que l’Etat fonctionne, que les institutions tiennent, que la parole du Sénégal vaille la même chose quel que soit celui qui l’a donnée».

Malgré son changement de majorité, « le Sénégal est là, à la date dite, pour tenir sa promesse, ce qui fait la fierté de ses citoyens», a-t-il soutenu, précisant que «ces Jeux ont été attribués au Sénégal, pas à un homme».

Accordés au Sénégal en 2018 puis reportés en raison de la pandémie de Covid-19, les JOJ Dakar 2026 auraient pu, sous d’autres cieux, faire les frais de l’alternance politique, relève Diomaye Faye.

Pour lui, cette « bonne nouvelle » est une victoire pour les Jeux et un message fort envoyé à tous ceux qui, en interne comme à l’international, doutaient de la crédibilité du Sénégal. « La signature du Sénégal vaut ce que vaut un Etat qui se tient», a conclu le président Faye.

Les JOJ Dakar 2026 se tiendront du 31 octobre au 13 novembre 2026 dans la capitale sénégalaise. A cette occasion, le Chef d’Etat demande à chaque Sénégalais d’emmener « un enfant voir une épreuve. Une seule », convaincu qu’« un enfant qui a vu de ses yeux une finale olympique ne regarde plus sa propre vie de la même façon».